0:00 / ???
  1. La Frontière

De l'enregistrement Le nouveau Roucaute

Ajouté au panier Indisponible En rupture de stock

aroles : Gilles Roucaute
Musique : Yadh Elyès
Chant : Gilles Roucaute 
Oud : Yadh Elyès
Percussions : Eddy Guillebault
Autres instruments : Guillaume Habrias 
Arrangements, prise de son, mixage : Guillaume Habrias  
Mastering : Thibault Chaumont (Deviant lab)  

Dessin :  LIU Ya Guang  
production : les Frères de la Côte et 42 GM (gentils mécènes) réunis sur le site Tipeee.  

Paroles

La frontière
(G. Roucaute / Yadh Elyes)

C’est la frontière, la grande barrière, l’eau de la rivière, l’eau de l’océan
Le vent du désert barbelé de fer qui déchire les chairs, qui aspire le sang

C’est la frontière, les patrouilles en mer, couper les lumières et partir devant
Ramer et se taire, mâcher des prières, c’est plus rien derrière, c’est si peu devant

C’est le mur, le mur de la forteresse qui rassure ceux qui serrent les fesses et tremblent de peur

C’est la frontière, les jets de lumière, la nuit qui s’éclaire à grands traits brûlants
C’est d’un tracé faire un rideau de fer entre hommes derrière et hommes devant

C’est la frontière, l’argent des filières quand le mercenaire t’achète et te vend
Les chiens militaires, les armes de guerre, le soldat qui serre ta nuque sous son gant

C’est le mur, le mur de la forteresse qui rassure ceux qui serrent les fesses et qui tremblent de peur

C’est la misère, c’est la faim, la guerre, c’est bouffer des pierres, c’est vomir du sang
L’ami ou le frère mort dans la poussière, trente sous d’affaires dans un sac trop grand

C’est la frontière, l’effort qu’il faut faire pour quitter l’enfer et rester vivant
Sauter la barrière, réunir les frères, le fils et le père, la mère et l’enfant

C’est le mur, le mur de la forteresse qui rassure ceux qui serrent les fesses et qui tremblent de peur

Ô Bienvenue à toi qui as suivi la route
Ô bienvenue à toi qui a dominé ta peur
Tu n’as pas cédé / tu n’as rien lâché
Tu n’as pas cédé / tu n’as rien lâché
Tu as gagné ta vie contre la peur

A la frontière, j’ai fait, j’en suis fier, une nuit entière de rêves brûlants
Rêvé d’un désert, no man’s land nowhere, y’avait dans les airs les échos d’un chant

A la frontière, une foule entière couleur de poussière marchait en chantant
Marchait et la terre tremblait leur colère, les murs s’écroulèrent en un rien de temps

Plus de mur à la forteresse qui rassure ceux qui serrent les fesses et qui tremblent de peur

Ô Bienvenue à toi qui as suivi la route
Ô bienvenue à toi qui a dominé ta peur
Tu n’as pas cédé / tu n’as rien lâché
Tu n’as pas cédé / tu n’as rien lâché
Tu as gagné ta vie contre la peur

C’est la frontière, la grande barrière, l’eau de la rivière, l’eau de l’océan
Le vent du désert barbelé de fer qui déchire les chairs, qui aspire le sang

C’est la frontière, les patrouilles en mer, couper les lumières et partir devant
Ramer et se taire, mâcher des prières, c’est plus rien derrière, c’est si peu devant